Union départementale de Paris : « C’est ambitieux mais atteignable »

Bureau national CFDT Bureau national CFDT, le 10 novembre 2017 | 1 commentaire

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« C’est formidable de faire de la démocratie participative ! » À l’instar d’Yves Passelaigue, la vingtaine de militants et responsables de syndicats réunis le 7 novembre dernier pour un « 5/7 » au « 7/9 » – le nom des locaux de l’Union départementale de Paris et de ses syndicats – a plébiscité la consultation auprès des adhérents et militants de l’avant-projet de résolution sur la plateforme participons.cfdt.fr. « Cette démarche inédite est en phase avec nos revendications sur la démocratie », a souligné le secrétaire national Yvan Ricordeau, corédacteur du texte avec Marylise Léon, venu présenter la plateforme et le contenu de l’avant-projet de résolution.

Les points clés du texte en débat

Au cours des deux heures de débat, les questions ont autant porté sur la forme – « Peut-on amender les titres ? », « Et le préambule ?  » – que sur le fond. L’emploi du mot « travailleur », qui permet d’englober toutes les formes de travail, n’est pas passé inaperçu. À ceux qui pointaient des manques, Yvan Ricordeau a rappelé que les nouvelles propositions de cet avant-projet de résolution – 198 sont en débat sur la plateforme – « n’effacent pas nos débats antérieurs ». Des points clés du texte ont été relevés : le socle européen des droits sociaux, la réforme systémique des retraite, l’accès à la culture, les revendications en matière de révolution numérique et de transition écologique, les prises de position sur les accords de libre-échange…

Mais pour ce public averti de responsables syndicaux, ce sont évidemment les propositions de la partie 3, consacrée aux évolutions de la CFDT, qui a suscité les plus vifs questionnements : « Quelle est la place des syndicats dans cette résolution confédérale ? », « Faut-il vraiment se fixer un objectif chiffré de développement ? », « Comment toucher les salariés des petites entreprises, où nous ne sommes pas ? »… « C’est précisément tout l’enjeu de cette résolution que de nous donner les moyens de mieux faire notre boulot », a insisté Yvan Ricordeau. Une intervenante y a vu « une question de survie pour le syndicalisme que l’on souhaite », jugeant l’objectif d’une hausse de 20% des adhérents en quatre ans « ambitieux mais atteignable ».

Dans les starting-blocks pour participer

Au final, tous étaient dans les starting-blocks pour participer à enrichir l’avant-projet de résolution en amont du traditionnel travail d’amendement des syndicats. Avec ce bémol d’une navigation compliquée sur un texte aussi dense : « Je vais lire et annoter sur papier avant de reporter sur la plateforme. ». Attention : après le 30 novembre, il sera trop tard.